J'ai finalement rendu, lundi 17 novembre, mon travail complet. L'intégralité de mon émission figure sur Scolcast, je vous invite donc à écouter mes huit épisodes.
Tout en rédigeant l'opuscule, je me suis rendu compte des chemins que j'ai décidé d'emprunter, parfois inconsciemment, tout au long de ce travail, ce qu'il était intéressant de remarquer.
Je vous remercie d'avoir pris le temps de me donner votre avis régulièrement, c'est grâce à vos remarques que j'ai pu progresser!
jeudi 20 novembre 2014
lundi 3 novembre 2014
Corrections entamées le mardi 14 octobre 2014
Ci-dessous l'article rédigé en parallèle à la correction des six premiers épisodes et à la réalisation des deux derniers. Mes épisodes apparaîtront dès ce soir sur Scolcast.
Les photos ainsi que les descriptions seront publiées dans un second temps.
Voici la correction complète des épisode 1.) à 6.), ainsi que la première version des deux derniers épisodes de mon émission.
Avant d’avoir reçu de nouveaux commentaires de votre part, je laisse à disposition la première version de mes épisodes sur Scolcast, afin que vous puissiez comprendre ce à quoi je me réfère dans l’explication de la correction.
Premier épisode
-J’ai enregistré une nouvelle fois cet épisode, qui était truffé de problèmes techniques.
-J’ai ajouté quelques éléments supplémentaires à la présentation de Ziegler, sans pour autant m’étaler trop longuement, afin que mes auditeurs ne perdent pas le fil. Pensez-vous qu’il manque certaines informations?
-Le terme «ancestral» était mal choisi pour exprimer ce que j’avais en tête. Je voulais simplement préciser que l’on ne peut énoncer de date précise quant à l’origine des placements extra-familiaux.
Second épisode
Suite à vos conseils, j’ai décidé que mon deuxième épisode actuel serait mon ancien troisième épisode, corrigé. Ceci décale donc chaque épisode. Ci-dessous se trouvent les éléments que j’ai modifiés.
-J’ai mentionné les termes «enfance volée», afin que le lien avec la suite de l’émission et son titre soit plus perceptible et apparaisse plus rapidement.
-L’ordre a quelque peu été modifié, certains propos ont été rajoutés ou ôtés.
-J’ai tenté de faire apparaître les témoignages au premier plan et d’alterner interventions et explications de manière plus régulière.
Troisième épisode
-L’annonce du prochain épisode succède désormais au témoignage. Je trouve cette proposition intéressante et plus appropriée.
-J’ai ajouté quelques indications concernant le rôle de l’État à l’époque (rôle de surveillance très mal assumé), contrastées avec les lois actuelles de la Confédération sur les modalités des placements d’enfants.
-Un témoignage supplémentaire apparaît lorsqu’il est question des maîtres d’école rencontrés.
Une des remarques qui m’ont été faites était d’éventuellement profiter de cet épisode pour parler du travail agricole. Après réflexion, j’ai décidé d’en parler dans les cinquième et sixième épisodes actuels, qui se centrent davantage sur les institutions et les familles d’accueil où ces enfants résidaient. Le lien sera plus marqué car il sera question de leur quotidien, de leur mode de vie, et donc du travail qu’ils donnaient à exercer aux enfants qu’ils accueillaient.
Quatrième épisode
-Le moment où l’on m’entendait poser une question n’apparaît plus dans cette nouvelle version.
-J’ai précisé mon incompréhension et énuméré les gens auxquels celle-ci se rapporte.
-Quelques chiffres apparaissent lorsqu’il est question de l’école, suivie de manière bien trop irrégulière par la plupart des enfants placés.
-Un témoignage apparaît ensuite, dans le but d’introduire la question de cette «main d’oeuvre bon marché», qui sera approfondie dans le prochain épisode. Je me suis dit qu’il s’agirait peut-être d’un élément qui, non seulement, lierait les deux épisodes, mais donnerait également envie à l’auditeur d’écouter la suite de l’émission.
-La première partie de cet épisode contient désormais quelques propositions de réponse aux questions suivantes: «Quelle était l’image que l’on collait à ces enfants? Pensait-on qu’ils étaient redevables à la société? Pourquoi n’avaient-ils pas le statut de victimes?» etc.
-Certaines bribes de témoignages ont été ajoutées et/ou déplacées.
Cinquième épisode
La structure de cet épisode a été complètement revue.
-En effet, le contexte historique a bel et bien sa place à ce moment-là. J’ai donc repris quelques parties de l’ «ancien» épisode 2.) pour cette cinquième partie.
-Des témoignages supplémentaires apparaissent.
-J’ai également souhaité intégrer à cet épisode la notion de l’engagement social éprouvé par les familles qui «s’occupaient» de ces enfants.
Sixième épisode
-Cet épisode a été modifié également; il m’a semblé essentiel de parler à présent concrètement des devoirs que les enfants placés avaient à effectuer. Après avoir abordé les causes des placements dans l’épisode 5.), vous entendrez dans cet épisode des témoignages supplémentaires qui en illustreront les conséquences.
Il me reste à présent quelques interrogations, que je liste ci-dessous, en espérant que vous me donnerez votre avis.
1.) J’ai repris la la seconde évaluation intermédiaire, où figurent notamment certaines indications concernant à mon générique. J’ai décidé de le modifier complètement, et ma petite soeur a été d’accord de jouer un bref morceau de piano, que j’ai enregistré. Est-ce plus adapté?
2.) Manque-t-il, d’après vous, certaines tonalités de transition au sein d’un épisode? J’ai décidé d’introduire, de temps en temps, les interventions par quelques notes musicales. Sont-elles insuffisantes? Ou, au contraire, sont-elles trop nombreuses?
Les photos ainsi que les descriptions seront publiées dans un second temps.
Voici la correction complète des épisode 1.) à 6.), ainsi que la première version des deux derniers épisodes de mon émission.
Avant d’avoir reçu de nouveaux commentaires de votre part, je laisse à disposition la première version de mes épisodes sur Scolcast, afin que vous puissiez comprendre ce à quoi je me réfère dans l’explication de la correction.
-J’ai enregistré une nouvelle fois cet épisode, qui était truffé de problèmes techniques.
-J’ai ajouté quelques éléments supplémentaires à la présentation de Ziegler, sans pour autant m’étaler trop longuement, afin que mes auditeurs ne perdent pas le fil. Pensez-vous qu’il manque certaines informations?
-Le terme «ancestral» était mal choisi pour exprimer ce que j’avais en tête. Je voulais simplement préciser que l’on ne peut énoncer de date précise quant à l’origine des placements extra-familiaux.
Suite à vos conseils, j’ai décidé que mon deuxième épisode actuel serait mon ancien troisième épisode, corrigé. Ceci décale donc chaque épisode. Ci-dessous se trouvent les éléments que j’ai modifiés.
-J’ai mentionné les termes «enfance volée», afin que le lien avec la suite de l’émission et son titre soit plus perceptible et apparaisse plus rapidement.
-L’ordre a quelque peu été modifié, certains propos ont été rajoutés ou ôtés.
-J’ai tenté de faire apparaître les témoignages au premier plan et d’alterner interventions et explications de manière plus régulière.
Troisième épisode
-L’annonce du prochain épisode succède désormais au témoignage. Je trouve cette proposition intéressante et plus appropriée.
-J’ai ajouté quelques indications concernant le rôle de l’État à l’époque (rôle de surveillance très mal assumé), contrastées avec les lois actuelles de la Confédération sur les modalités des placements d’enfants.
-Un témoignage supplémentaire apparaît lorsqu’il est question des maîtres d’école rencontrés.
Une des remarques qui m’ont été faites était d’éventuellement profiter de cet épisode pour parler du travail agricole. Après réflexion, j’ai décidé d’en parler dans les cinquième et sixième épisodes actuels, qui se centrent davantage sur les institutions et les familles d’accueil où ces enfants résidaient. Le lien sera plus marqué car il sera question de leur quotidien, de leur mode de vie, et donc du travail qu’ils donnaient à exercer aux enfants qu’ils accueillaient.
Quatrième épisode
-Le moment où l’on m’entendait poser une question n’apparaît plus dans cette nouvelle version.
-J’ai précisé mon incompréhension et énuméré les gens auxquels celle-ci se rapporte.
-Quelques chiffres apparaissent lorsqu’il est question de l’école, suivie de manière bien trop irrégulière par la plupart des enfants placés.
-Un témoignage apparaît ensuite, dans le but d’introduire la question de cette «main d’oeuvre bon marché», qui sera approfondie dans le prochain épisode. Je me suis dit qu’il s’agirait peut-être d’un élément qui, non seulement, lierait les deux épisodes, mais donnerait également envie à l’auditeur d’écouter la suite de l’émission.
-La première partie de cet épisode contient désormais quelques propositions de réponse aux questions suivantes: «Quelle était l’image que l’on collait à ces enfants? Pensait-on qu’ils étaient redevables à la société? Pourquoi n’avaient-ils pas le statut de victimes?» etc.
-Certaines bribes de témoignages ont été ajoutées et/ou déplacées.
Cinquième épisode
La structure de cet épisode a été complètement revue.
-En effet, le contexte historique a bel et bien sa place à ce moment-là. J’ai donc repris quelques parties de l’ «ancien» épisode 2.) pour cette cinquième partie.
-Des témoignages supplémentaires apparaissent.
-J’ai également souhaité intégrer à cet épisode la notion de l’engagement social éprouvé par les familles qui «s’occupaient» de ces enfants.
Sixième épisode
-Cet épisode a été modifié également; il m’a semblé essentiel de parler à présent concrètement des devoirs que les enfants placés avaient à effectuer. Après avoir abordé les causes des placements dans l’épisode 5.), vous entendrez dans cet épisode des témoignages supplémentaires qui en illustreront les conséquences.
1.) J’ai repris la la seconde évaluation intermédiaire, où figurent notamment certaines indications concernant à mon générique. J’ai décidé de le modifier complètement, et ma petite soeur a été d’accord de jouer un bref morceau de piano, que j’ai enregistré. Est-ce plus adapté?
2.) Manque-t-il, d’après vous, certaines tonalités de transition au sein d’un épisode? J’ai décidé d’introduire, de temps en temps, les interventions par quelques notes musicales. Sont-elles insuffisantes? Ou, au contraire, sont-elles trop nombreuses?
mardi 23 septembre 2014
! Publication du second épisode !
Merci à Christel, grâce à qui j'ai pu me rendre compte que mon deuxième épisode n'avait pas été publié sur Scolcast. Je suis désolée de ce retard, je ne m'en étais pas aperçu.
Très bonne écoute à tous!
Très bonne écoute à tous!
lundi 15 septembre 2014
Rendu de la troisième évaluation
Dès aujourd'hui, vous pourrez commenter le travail que j'ai effectué pour les six premiers épisodes de mon émission, qui apparaissent sur mon blog Scolcast (voir lien en bas de page).
J'ai également corrigé mon premier épisode, en tenant compte de vos remarques.
Durant la réalisation de ces quelques six chapitres, j'ai pu réorienter mon travail, notamment en étant guidée par les réponses obtenues en interrogeant les quelques victimes, que vous entendrez durant l'émission.
Un problème s'est posé quant à la publication des images de Paul Senn, que je souhaitais faire figurer sur Scolcast: je les ai bel et bien jointes à mes fichiers audio, mais je ne parviens pas à les visualiser lorsque je consulte mon blog.
Elles figurent donc ci-dessous (le choix n'est pas encore définitif).
En me réjouissant de recevoir de vos remarques, qui me permettront d'améliorer ces épisodes, je vous souhaite une très belle journée.
http://www.scolcast.ch/podcast/126/926
J'ai également corrigé mon premier épisode, en tenant compte de vos remarques.
Durant la réalisation de ces quelques six chapitres, j'ai pu réorienter mon travail, notamment en étant guidée par les réponses obtenues en interrogeant les quelques victimes, que vous entendrez durant l'émission.
Un problème s'est posé quant à la publication des images de Paul Senn, que je souhaitais faire figurer sur Scolcast: je les ai bel et bien jointes à mes fichiers audio, mais je ne parviens pas à les visualiser lorsque je consulte mon blog.
Elles figurent donc ci-dessous (le choix n'est pas encore définitif).
Episode #1
Episode #2
Episode #3
Episode #4
Episode #5
Episode #6
En me réjouissant de recevoir de vos remarques, qui me permettront d'améliorer ces épisodes, je vous souhaite une très belle journée.
http://www.scolcast.ch/podcast/126/926
mercredi 10 septembre 2014
Samedi 6 septembre
J'ai réalisé, samedi dernier, une interview dont certains extraits figureront dans les épisodes centrés sur le vécu des enfants placés (voir interview #1 dans le “Journal réflexif“).
À l'issue de cette interview, l'homme que j'ai rencontré m'a partagé son point de vue sur plusieurs éléments concernant ces placements forcés.
Il m'a notamment parlé de la politique familiale Suisse, qui ne se serait pas établie de la même manière que dans certains pays ayant vécu des périodes de guerre. La Suisse n'ayant pas connu les mêmes bouleversements d'après-guerre que ses voisins, elle ne se serait pas remise en question quant à sa politique familiale, dont il est ici question.
Pour mon intervenant, les autorités de l'époque sont autant responsables de ces erreurs du passé que les autorités actuelles. Les premières évoquées sont celles qui ont mis en place ces mesures de coercition, et les secondes ne reconnaissent pas les fautes commises.
Lorsque j'aurai interviewé mon second intervenant, je pourrai comparer les réponses obtenues, et me concentrer sur le montage des quelques épisodes concernés par ces témoignages.
À l'issue de cette interview, l'homme que j'ai rencontré m'a partagé son point de vue sur plusieurs éléments concernant ces placements forcés.
Il m'a notamment parlé de la politique familiale Suisse, qui ne se serait pas établie de la même manière que dans certains pays ayant vécu des périodes de guerre. La Suisse n'ayant pas connu les mêmes bouleversements d'après-guerre que ses voisins, elle ne se serait pas remise en question quant à sa politique familiale, dont il est ici question.
Pour mon intervenant, les autorités de l'époque sont autant responsables de ces erreurs du passé que les autorités actuelles. Les premières évoquées sont celles qui ont mis en place ces mesures de coercition, et les secondes ne reconnaissent pas les fautes commises.
Lorsque j'aurai interviewé mon second intervenant, je pourrai comparer les réponses obtenues, et me concentrer sur le montage des quelques épisodes concernés par ces témoignages.
lundi 18 août 2014
Dimanche, 10 août 2014
Je souhaiterais établir ma problématique au plus vite, mais j’ai de la peine à être objective dans mes idées. J’ai comme l’impression de tourner en rond, et je ne parviens pas à trier mes pensées. Je connais, grâce aux angles d’attaque déjà ciblés et tous plus ou moins définis, la direction que je souhaiterais prendre. La difficulté que je rencontre est donc de résumer tout cela en une phrase, autrement dit, la difficulté du TM dont j’avais le plus entendu parler.
En progressant dans le travail, la question suivante me préoccupe de plus en plus: comment est-ce que, avec l’intention initiale d’aider et de protéger les enfants issus de milieux instables, l’Etat a-t-il pu nuire à un si grand nombre d’entre eux? Quel en a été le résultat? Je ne doute pas que parmi tous les enfants placés, il y ait eu des heureux, seulement je me demande quelles ont été les causes qui ont engendré de telles répercussions, et sur la vie d’autant de gens. J’ignore si cette direction serait envisageable, et comme dit précédemment, j’ai du mal à être objective. J’attends donc avec impatience vos remarques.
Mon idée serait d’enchaîner, après cet épisode introductif, avec deux épisodes présentant les causes de ces placements (le premier traitant de la question du contexte historique (crises économiques, guerres, situation d’entre-guerre, etc.), le second traitant du fonctionnement de la société à cette époque). Puis, je consacrerais les deux épisodes suivant au vécu de ces personnes (donc une première partie sur les conséquences), avant de consacrer un épisode à la religion (voire aux familles d’accueil, ce qu’il m’est difficile d’assurer), qui, elle aussi, accueillait des enfants. Mon septième épisode traiterait de l’intégration de ces vécus dans la vie d’adulte de ces gens (il s’agirait alors de la seconde partie des conséquences).
En progressant dans le travail, la question suivante me préoccupe de plus en plus: comment est-ce que, avec l’intention initiale d’aider et de protéger les enfants issus de milieux instables, l’Etat a-t-il pu nuire à un si grand nombre d’entre eux? Quel en a été le résultat? Je ne doute pas que parmi tous les enfants placés, il y ait eu des heureux, seulement je me demande quelles ont été les causes qui ont engendré de telles répercussions, et sur la vie d’autant de gens. J’ignore si cette direction serait envisageable, et comme dit précédemment, j’ai du mal à être objective. J’attends donc avec impatience vos remarques.
Mon idée serait d’enchaîner, après cet épisode introductif, avec deux épisodes présentant les causes de ces placements (le premier traitant de la question du contexte historique (crises économiques, guerres, situation d’entre-guerre, etc.), le second traitant du fonctionnement de la société à cette époque). Puis, je consacrerais les deux épisodes suivant au vécu de ces personnes (donc une première partie sur les conséquences), avant de consacrer un épisode à la religion (voire aux familles d’accueil, ce qu’il m’est difficile d’assurer), qui, elle aussi, accueillait des enfants. Mon septième épisode traiterait de l’intégration de ces vécus dans la vie d’adulte de ces gens (il s’agirait alors de la seconde partie des conséquences).
jeudi 17 juillet 2014
Rencontre avec ma première intervenante
Comme je l'ai brièvement expliqué dans mon "Journal de bord", j'ai rencontré ma première intervenante aujourd'hui. Nous nous sommes retrouvées dans un café, dans le but de parler ensemble de mon travail. Après lui avoir expliqué mon projet et ce que je souhaitais exactement faire, elle a été d'accord que je l'interroge. Je m'y étais préparée, en imaginant qu'elle accepte de témoigner et qu'elle ait du temps sur le moment-même pour moi. Seulement voilà, nous nous sommes très vite rendu compte (après un bref essai d'enregistrement) que les bruits ambiants rendraient la qualité de l'enregistrement médiocre. Nous avons donc décidé de parler une première fois sans enregistrement, et mon intervenante m'a très gentiment proposé de se revoir autant de fois qu'il le faudrait, afin qu'elle puisse m'aider dans mon travail.
Je lui ai donc présenté mon interview, tout en lui expliquant les thèmes que je souhaitais aborder et qui me seraient utiles pour la suite. Cette dernière a lu mes demandes et m'a, par la suite, longuement parlé de son enfance ainsi que de l'insertion de ce passé dans sa vie actuelle. En fin de compte, je pense que j'ai eu de la chance de pouvoir rencontrer cette personne, et qu'elle me propose spontanément d'organiser un prochain rendez-vous. J'ai donc la possibilité de rediriger et de corriger mon interview, en fonction de tout ce qu'elle m'a raconté, ce qui me sera très certainement d'une grande aide, surtout pour une toute première expérience.
Lors de notre prochaine rencontre, je veillerai à organiser un rendez-vous dans un endroit plus calme et moins fréquenté, afin de pouvoir réaliser cet enregistrement sans forcément devoir hausser le ton de notre voix pour que la qualité soit acceptable.
J'ai également plus de temps pour me préparer à l'oral, chez moi, ce qui ne sera d'ailleurs pas du luxe. Rien qu'en posant les premières questions que j'avais préparées, je me suis aperçu de mon manque d'aplomb face à la personne que j'interrogeais. J'étais anxieuse, ce qui peut être normal, étant donné qu'il s'agissait de ma toute première interview, mais je pense que le fait d'avoir dû poser des questions évoquant un sombre passé, pour la personne en question, a rendu la chose plus compliquée que prévu. J'avais annoté mon interview, en m'aidant de couleurs, afin reconnaître les questions à modifier au fur et à mesure. Ceci me sera quand même utile pour la suite, cela m'évitera de longues hésitations entre chaque partie.
Je pense que cette rencontre m'a permis de me rendre compte de la difficulté à interroger un ou une inconnue, sans que je sois gênée.
Je lui ai donc présenté mon interview, tout en lui expliquant les thèmes que je souhaitais aborder et qui me seraient utiles pour la suite. Cette dernière a lu mes demandes et m'a, par la suite, longuement parlé de son enfance ainsi que de l'insertion de ce passé dans sa vie actuelle. En fin de compte, je pense que j'ai eu de la chance de pouvoir rencontrer cette personne, et qu'elle me propose spontanément d'organiser un prochain rendez-vous. J'ai donc la possibilité de rediriger et de corriger mon interview, en fonction de tout ce qu'elle m'a raconté, ce qui me sera très certainement d'une grande aide, surtout pour une toute première expérience.
Lors de notre prochaine rencontre, je veillerai à organiser un rendez-vous dans un endroit plus calme et moins fréquenté, afin de pouvoir réaliser cet enregistrement sans forcément devoir hausser le ton de notre voix pour que la qualité soit acceptable.
J'ai également plus de temps pour me préparer à l'oral, chez moi, ce qui ne sera d'ailleurs pas du luxe. Rien qu'en posant les premières questions que j'avais préparées, je me suis aperçu de mon manque d'aplomb face à la personne que j'interrogeais. J'étais anxieuse, ce qui peut être normal, étant donné qu'il s'agissait de ma toute première interview, mais je pense que le fait d'avoir dû poser des questions évoquant un sombre passé, pour la personne en question, a rendu la chose plus compliquée que prévu. J'avais annoté mon interview, en m'aidant de couleurs, afin reconnaître les questions à modifier au fur et à mesure. Ceci me sera quand même utile pour la suite, cela m'évitera de longues hésitations entre chaque partie.
Je pense que cette rencontre m'a permis de me rendre compte de la difficulté à interroger un ou une inconnue, sans que je sois gênée.
dimanche 13 juillet 2014
Durant un long trajet en train, j’ai eu le temps de réfléchir aux choses que je pourrais améliorer, en général, dans ma démarche. J’ai repris les documents distribués et les notes prises au cours de la semaine spéciale, j’ai parcouru mes deux blogs et j’ai également relu les critiques qui m’ont été faites.
Jusqu’à présent, je pensais maîtriser l’emploi du „Journal de bord“ et du „Journal réflexif“. Cependant, je me suis rendu compte que je ne faisais pas toujours bien la distinction entre ces deux outils. Il devrait exister dans le „Journal réflexif“ plus ou moins un article par texte qui figure dans le „Journal de bord“. Le „Journal de bord“ peut effectivement m’aider à répertorier la matière de mon travail, mais je ne m’exprime pour le moment pas assez sur ce qui en découle, c’est-à-dire sur ce que j’en pense personnellement.
Les idées ne me viennent évidemment pas toujours lorsque je les attends, et c’est ce qui représente, d’après moi, la difficulté majeure du „Journal réflexif“. Je pense régulièrement à le compléter mais, au final, c’est quelque chose que je repousse pour des raisons pratiques (je me donne comme excuse le fait de ne pas avoir mon ordinateur avec moi, par exemple). Mes idées finissent donc par s’en aller.
Jusqu’à présent, je pensais maîtriser l’emploi du „Journal de bord“ et du „Journal réflexif“. Cependant, je me suis rendu compte que je ne faisais pas toujours bien la distinction entre ces deux outils. Il devrait exister dans le „Journal réflexif“ plus ou moins un article par texte qui figure dans le „Journal de bord“. Le „Journal de bord“ peut effectivement m’aider à répertorier la matière de mon travail, mais je ne m’exprime pour le moment pas assez sur ce qui en découle, c’est-à-dire sur ce que j’en pense personnellement.
Les idées ne me viennent évidemment pas toujours lorsque je les attends, et c’est ce qui représente, d’après moi, la difficulté majeure du „Journal réflexif“. Je pense régulièrement à le compléter mais, au final, c’est quelque chose que je repousse pour des raisons pratiques (je me donne comme excuse le fait de ne pas avoir mon ordinateur avec moi, par exemple). Mes idées finissent donc par s’en aller.
Dorénavant, je me concentrerai là-dessus et essaierai d’y réfléchir régulièrement avec, de préférence, mon ordinateur sous la main, afin de pouvoir noter tout ce qui me passe par la tête et d’observer, par la suite, une éventuelle progression. Ce travail, s’il est réalisé de manière régulière, ne prend pas énormément de temps. J’en gagnerai d’ailleurs pour la suite, à savoir la rédaction de l’opuscule.
J’ai réécouté mon premier épisode en ayant lu vos commentaires au préalable, et je remarque un problème dans la structure de l’épisode. Je souhaiterais garder la citation de Monsieur Leuenberger en guise de première phrase, mais j’aimerais trouver un moyen de la faire ressortir davantage, peut-être en changeant le ton de ma voix, ou alors en la faisant lire à quelqu’un d’autre, ou encore en ajoutant une musique de fond, par exemple. J’aimerais que le contraste soit plus perceptible.
L’interview de Ziegler est sûrement mal placée. Il faudrait que mes propos apparaissent avant, afin que ce témoignage appuie ce que je dis et non l’inverse. La problématique de l’émission apparaîtrait après, juste avant l’annonce de l’angle d’attaque du prochain épisode. Qu'en pensez-vous?
Jusqu’à présent, j’ai omis de définir un angle d’attaque précis par épisode. N’étant pas convaincue de ma problématique de base, il m’est difficile de prévoir le reste. J’ai beaucoup de mal à trouver une phrase qui résume tout ce que je souhaiterais montrer, au travers de mon reportage. C’est la raison pour laquelle j’ai créé un „Mapping“, que vous pouvez consulter (en vous référant au lien en bas d’article), présentant un panorama de mes idées conductrices.
La question de problématique évoquée dans mon premier épisode („ À partir de quand pouvons-nous donner le nom “d’enfances volées“ à ces vécus?“) me semble trop compliquée à maîtriser. Je ne m’en suis pas aperçu tout de suite, c’est en parlant avec certaines victimes et en y réfléchissant, par la suite, que je me suis rendu compte qu’il ne serait pas possible de me prononcer là-dessus. Je pense qu'il serait bien trop compliqué de traiter la notion du "vol" en étant objective, il s'agit de cas par cas, je ne peux donc pas me permettre de généraliser à partir de quelques témoignages.
Jusqu’à présent, j’ai omis de définir un angle d’attaque précis par épisode. N’étant pas convaincue de ma problématique de base, il m’est difficile de prévoir le reste. J’ai beaucoup de mal à trouver une phrase qui résume tout ce que je souhaiterais montrer, au travers de mon reportage. C’est la raison pour laquelle j’ai créé un „Mapping“, que vous pouvez consulter (en vous référant au lien en bas d’article), présentant un panorama de mes idées conductrices.
La question de problématique évoquée dans mon premier épisode („ À partir de quand pouvons-nous donner le nom “d’enfances volées“ à ces vécus?“) me semble trop compliquée à maîtriser. Je ne m’en suis pas aperçu tout de suite, c’est en parlant avec certaines victimes et en y réfléchissant, par la suite, que je me suis rendu compte qu’il ne serait pas possible de me prononcer là-dessus. Je pense qu'il serait bien trop compliqué de traiter la notion du "vol" en étant objective, il s'agit de cas par cas, je ne peux donc pas me permettre de généraliser à partir de quelques témoignages.
Je ne pense pas qu'il soit trop tard pour me rediriger, au contraire, plus je me pose ce genre de questions, plus j'avance et plus je définis ce que je souhaiterais faire de ce travail.
Je vais continuer à y réfléchir, je suis persuadée que le "Mapping" m'aidera à trouver un point commun à toutes les questions que j'ai en tête, pour finalement en faire ma fameuse et tant attendue problématique.
lien du „Mapping“: https://www.mindomo.com/mindmap/730de3a4695240e09b6fb32c94520cd3
dimanche 22 juin 2014
Premier épisode
Voici le lien qui vous mènera à mon tout premier épisode: http://www.scolcast.ch/podcast/126/926
Je n'aurai que très peu accès à Internet jusqu'au 3 juillet, j'irai néanmoins commenter vos premiers épisodes dès que possible.
J'ai reçu une réponse positive du musée d'art de Berne, qui m'a donné l'autorisation d'illustrer mes épisodes à l'aide de photographies de Paul Senn. Malheureusement, celles-ci restent en petit format sur Scolcast. Je tenterai d'y remédier à mon retour.
Je n'aurai que très peu accès à Internet jusqu'au 3 juillet, j'irai néanmoins commenter vos premiers épisodes dès que possible.
J'ai reçu une réponse positive du musée d'art de Berne, qui m'a donné l'autorisation d'illustrer mes épisodes à l'aide de photographies de Paul Senn. Malheureusement, celles-ci restent en petit format sur Scolcast. Je tenterai d'y remédier à mon retour.
mardi 17 juin 2014
Interview #1
L'année scolaire touchant à sa fin, j'aurai pendant ces quelques jours plus de temps libre que je pourrai mettre à profit afin avancer et de progresser au mieux dans ce travail.
Voici une nouvelle interview, qui prend compte des corrections de mon premier essai du 24 mars, et qui se rapporte aux victimes.
Je souhaiterais, à travers ces questions, prendre connaissance du passé de ces personnes de manière progressive. (J'espère donc que la progression sera visible.)
La matière obtenue pourra évidemment être reprise dans plusieurs des épisodes.
J'ai tenté d'imaginer un maximum de réponses ("suggestions"), afin de pouvoir relancer l'intervenant si besoin. Je me suis également concentrée sur les anecdotes qui pourraient être partagées.
J'attends vos remarques et commentaires avec grande impatience, comme dit précédemment, je me prépare à être confrontée à n'importe quelle situation jeudi et donc à pouvoir -peut-être- poser quelques-unes de ces questions. Merci d'avance!
Partie introductive de l'interview
Voici une nouvelle interview, qui prend compte des corrections de mon premier essai du 24 mars, et qui se rapporte aux victimes.
Je souhaiterais, à travers ces questions, prendre connaissance du passé de ces personnes de manière progressive. (J'espère donc que la progression sera visible.)
La matière obtenue pourra évidemment être reprise dans plusieurs des épisodes.
J'ai tenté d'imaginer un maximum de réponses ("suggestions"), afin de pouvoir relancer l'intervenant si besoin. Je me suis également concentrée sur les anecdotes qui pourraient être partagées.
J'attends vos remarques et commentaires avec grande impatience, comme dit précédemment, je me prépare à être confrontée à n'importe quelle situation jeudi et donc à pouvoir -peut-être- poser quelques-unes de ces questions. Merci d'avance!
Partie introductive de l'interview
- À quel âge avez-vous été placé(e)?
- Où avez-vous été placé(e)?
- Où habitiez-vous avant cela?
- N'avez-vous connu qu'un seul lieu d'accueil, ou avez-vous subi des changements de famille, d'institution?
- Pour quelle raison vous a-t-on retiré(e) de votre famille biologique? (Si l'enfant n'était pas orphelin)
- Vous a-t-on immédiatement mis au courant du/des motif(s) de ce/ces placement(s)?
- Par quels moyens, avec quels termes?
- Que vous êtes-vous donc imaginé, en tant qu'enfant? ou que vous êtes-vous imaginé, par la suite? (Si la personne dont il est question était encore nouveau-né lors du placement)
- Quand avez-vous finalement pris connaissance du motif de ce/ces placement(s)?
- Comment l'avez-vous appris?
- Comment s'est déroulé la journée où vous avez été accompagné(e) dans votre nouveau lieu d'habitat?
- Par qui y avez-vous été accompagné(e)?
- Comment vous a-t-on présenté(e)?
- Comment avez-vous été accueilli(e) par votre famille d'accueil/par l'institution?
- Avez-vous un souvenir particulier du jour où l'on vous a appris que vous deviez quitter votre famille, que vous seriez d'accord de partager? Vous rappelez-vous, peut-être, d'un premier sentiment éprouvé, ou alors de propos qui vous ont marqué(e)?
- Entreteniez-vous une relation suivie avec vos parents biologiques?
- Par quel(s) moyen(s) communiquiez-vous?
- À quelle fréquence les rencontriez-vous?
- Compreniez-vous pourquoi on vous avait séparé d'eux?
- Qu'éprouviez-vous à leur égard? (Suggestions: sentiment d'abandon, de colère, de rage, d'incompréhension ou alors, au contraire, de compréhension, de pitié face à leur propre situation, peut-être?)
- Vous étiez placé(e) sous la charge d'un tuteur. À quelle fréquence ce tuteur vous rendait-il visite?
- Quel contact aviez-vous avec lui?
- Pouviez-vous lui parler librement?
- (La réponse précédente est positive:) Avait-il de l'incidence sur ce que vous lui confiiez?
- Pourriez-vous peut-être nous raconter une anecdote le concernant? Comment le perceviez-vous?
- Votre famille d'accueil/le personnel de l'institution avait-elle/il également des contacts avec lui?
- Comment décririez-vous votre relation avec votre famille d'accueil/le personnel de l'institution dans laquelle vous résidiez?
- Aviez-vous des "frères et soeurs d'accueil"?
- Aviez-vous l'impression d'être traité(e) différemment d'eux?
- ("Oui") Quelles étaient les différences dans la conduite de vos parents d'accueil?
- ("Oui") Pensez-vous avoir manqué de certaines choses, par rapport à eux?
- ("Non") Cela vous a peut-être rapprochés d'eux?
- Quelle relation entreteniez-vous avec ces derniers? (Suggestions: jouiez-vous avec? Quel sentiment éprouviez-vous à leur égard? Existait-il une certaine complicité entre vous? Etiez-vous solidaires dans les situations les plus dures?)
- Quelles relations existaient-ils entre vous-même et les autres enfants qui vivaient avec vous?
- Pourriez-vous partager un souvenir qui les concerne?
- Suiviez-vous l'école normalement? Vous y rendiez-vous aussi souvent que les autres enfants du village (ou que les autres enfants de la famille d'accueil)?
- Quelles relations entreteniez-vous avec vos camarades de classe? (Suggestions: avez-vous tissé des liens d'amitié avec certains d'entre eux? Comment vous sentiez-vous dans la classe, par rapport aux autres enfants? (Je poserais cette question à mon intervenant si ce dernier me signale qu'il ou qu'elle s'est, par exemple, senti(e) mis(e) à l'écart, marginalisé(e), etc.) En général, avez-vous de bons souvenirs, en ce qui concerne votre scolarité?)
- Comment se comportait votre instituteur avec vous?
- Avait-il conscience de votre situation personnelle?
- ("Oui") Comment réagissait-il face à cela? (Suggestions: vous en parlait-il? Est-ce que vous lui en parliez? Quelles conséquences en résultaient sur votre situation personnelle?)
- Pourriez-vous peut-être me raconter un évènement marquant, concernant votre scolarité? (Suggestions: cela peut concerner vos amitiés, votre relation avec les instituteurs, etc.)
- Quant aux adultes du village, les amis de votre famille d'accueil, comment se comportaient-ils avec vous?
- Aviez-vous l'impression d'être considéré de la même façon par chacune des personnes que vous avez pu rencontrer au cours de votre enfance?
- Pourriez-vous à présent me parler de votre quotidien à la maison?
- Comment s'organisaient les journées?
- Quelle tâches deviez-vous accomplir?
- Tous les enfants travaillaient-ils de la même manière? Aviez-vous tous la même charge de travail?
- Quelle relation aviez-vous avec vos parents d'accueil lorsqu'il s'agissait de travailler?
- Etait-elle différente de celle que vous entreteniez avec eux le reste du temps?
- Aviez-vous parfois du temps libre?
- ("Oui") Comment l'exploitiez-vous? (Suggestions: vous arrivait-il d'aller jouer, de retrouver des camarades de classe, d'autres enfants du village? Aviez-vous également beaucoup de devoirs scolaires? Quand les faisiez-vous?)
- Pourriez-vous à présent me parler de votre quotidien, dans l'institution?
- Comment s'organisaient-vos journées?
- Aviez-vous des tâches à accomplir?
- Qui s'occupait de vous?
- Les personnes qui vous avaient en charge organisaient-ils des activités pour vous?
- Que faisiez-vous quand vous aviez du temps libre?
- Aviez-vous beaucoup de devoirs scolaires?
- Quand les faisiez-vous?
Troisième et dernière partie de l'interview:
- Aviez-vous conscience, sur le moment, du non respect que vous subissiez quotidiennement?
- Que pensez-vous des termes "enfance volée"?
lundi 16 juin 2014
"Grande marche solidaire pour les enfants placés et les victimes de mesures de coercition à des fins d'assistance"
Une marche solidaire en faveur des enfants placés a démarré jeudi dernier, à Berne. Après plusieurs étapes, cette dernière prendra fin à Genève (une pétition sera remise à l'ONU).
En prenant connaissance de cet évènement, je me suis dit qu'il serait intéressant pour moi de m'y rendre. Peut-être qu'en présentant mon projet à certaines personnes, je pourrai obtenir quelques informations enrichissantes, des remarques, des critiques, de la part d'hommes ou de femmes directement concernés. Leur heure d'arrivée est fixée à 10h, il me semble important de m'y rendre avant, afin de voir leur venue, de prendre conscience de l'atmosphère qui se dégagera à ce moment-là et pouvoir être prête à prendre des photographies, etc.
Je vais donc tenter de m'y préparer au mieux, en imaginant toutes les rencontres possibles.
Je vais, par ailleurs, avancer dans mon premier épisode, la date de rendu étant fixée au 23 juin.
http://wiedergutmachung.ch/it/news/single/article/grosser-solidaritaetsmarsch-fuer-verdingkinder-und-opfer-fuersorgerischer-zwangsmassnahmen
En prenant connaissance de cet évènement, je me suis dit qu'il serait intéressant pour moi de m'y rendre. Peut-être qu'en présentant mon projet à certaines personnes, je pourrai obtenir quelques informations enrichissantes, des remarques, des critiques, de la part d'hommes ou de femmes directement concernés. Leur heure d'arrivée est fixée à 10h, il me semble important de m'y rendre avant, afin de voir leur venue, de prendre conscience de l'atmosphère qui se dégagera à ce moment-là et pouvoir être prête à prendre des photographies, etc.
Je vais donc tenter de m'y préparer au mieux, en imaginant toutes les rencontres possibles.
Je vais, par ailleurs, avancer dans mon premier épisode, la date de rendu étant fixée au 23 juin.
http://wiedergutmachung.ch/it/news/single/article/grosser-solidaritaetsmarsch-fuer-verdingkinder-und-opfer-fuersorgerischer-zwangsmassnahmen
dimanche 27 avril 2014
Corrections de ma scénarisation
Voici, en pensant à vos diverses remarques, quelques corrections que j'ai pu apporter à mon travail.
En y réfléchissant, il est vrai qu'opposer les notions d'enfances volées et de placements difficiles éloignerait quelque peu mon thème de sa source. J'ai donc rédigé une seconde problématique qui serait la suivante:
Quels éléments concrets nous incitent à parler d'enfances volées en conséquence de placements extrafamiliaux, dans un contexte délicat?
Je suis consciente du fait qu'elle ne diffère pas beaucoup de la première, mais je souhaiterais conserver l'aspect du contexte historique, qui me paraît primordial, ainsi que celui du placement et de ces vols d'enfance (cause et aboutissement).
Concernant le troisième épisode, je pourrais me concentrer sur les points suivants:
-l'origine des placements (j'évoquerais les différentes causes des placements, sans parler de l'aspect juridique ou alors de manière très brève?)
(Ce point-là répondrait également à la question "qui étaient ces enfants placés?")
-les différents lieux de placement (orphelinat, institutions religieuses, familles d'accueil, etc.)
Se joindrait à cet épisode quelques questions, initialement placées dans l'épisode 5:
-Quelle éducation ces ex-enfants placés ont-ils pu recevoir (au niveau scolaire mais également au niveau familial)?
-Comment ont-ils pu se construire un avenir professionnel?
-Quels rôles a joué la mémoire et son développement au cours de leur enfance?
Puis je laisserais place aux témoignages, qui compléteraient les tentatives de réponses à ces demandes.
Puis, juste après, viendrait le reste des questions de l'ex-épisode 5 (le lien serait plus manifeste entre les deux parties):
-Comment ces enfants ont-il su (ou pas) intégrer leur vécu dans leur vie d'adulte?
-Pour ceux dont les parents étaient en vie au moment de leur placement, ont-ils pu les retrouver par la suite?
-Ont-ils réussi à fonder une famille?
-Se sentent-ils compris, reconnus comme hommes ou femmes et citoyens ou citoyennes de notre pays?
Ces quelques demandes répondraient au final à la question "Qui sont-ils devenus?"
Cet épisode (épisode 4) contiendrait également des témoignages.
(L'épisode 4 de base deviendrait alors l'épisode 5)
Lors de mon sixième épisode, je pensais conserver la définition du mot "travail". Je souhaiterais établir des comparaisons entre les différentes époques dont il est question. Je pense qu'il est très important d'en parler, beaucoup des personnes qui ont témoigné expriment combien la surcharge de labeur a pu influencer cette notion de "vol d'enfance". Peut-être pourrais-je également énoncer ce que l'on entend par "enfance" de nos jours, en Suisse? Cela créerait un lien plus visible entre l'épisode 6 et 7, qui parle justement de ce vol.
Je suis bien évidemment ouverte à toute critique de votre part, qui me permettrait d'avancer dans mon travail.
lundi 24 mars 2014
Ebauche de ma première interview
Voici quelques questions que je souhaiterais poser à un ex-enfant placé. Il s'agit là de questions qui me sont venues à l'esprit plus ou moins récemment, je les avais notées et je profite du rendu d'aujourd'hui pour mettre un peu d'ordre dans ces notes et tenter de construire un premier plan d'interview.
J'espère recevoir des remarques qui me permettront d'améliorer cette ébauche.
Quelques questions générales (questions d'introduction) précéderont les demandes suivantes.
-Quel(s) souvenir(s) précis avez-vous de votre enfance dans cet orphelinat/cette institution/chez cette famille d'accueil?
-Entreteniez-vous une relation suivie avec vos parents biologiques?
-Compreniez-vous pourquoi on vous avait séparé d'eux?
-Vous l'avait-on expliqué et si oui, avec quels termes, par quels moyens?
-Receviez-vous régulièrement la visite de votre tuteur?
-Comment le perceviez-vous? Ou comment le voyiez-vous avec vos yeux d'enfants?
-Comment étiez-vous considéré par vos camarades de classe? Par les enfants qui vivaient avec leurs parents? Par ceux qui étaient traités respectueusement?
-Quelles relations entreteniez-vous avec vos camarades de classe?
-Quelle relation entreteniez-vous avec votre instituteur?
-Quant aux adultes du village, se comportaient-ils tous de la même manière avec vous?
-Aviez-vous l'impression d'être considéré de la même façon par chacune des personnes que vous avez pu rencontrer au cours de votre enfance?
-À ce moment-là, aviez-vous conscience de la gravité du non-respect que vous viviez?
-Par rapport aux enfants "naturels" de votre famille d'accueil, aviez-vous l'impression d'être traité différemment?
-(oui) Quels étaient les différences dans la conduite de vos parents d'accueil?
-(non) Cela vous a-t-il rapproché de vos "frères et soeurs d'accueil"?
-Quelle relation aviez-vous avec ces derniers? (jeux, secret, solidarité, indifférence, haine, etc.)
-(oui) Pensez-vous avoir manqué de certaines choses par rapport à eux? (oui) Pourriez-vous me citer ce dont vous pensez avoir manqué?
-Trouvez-vous le terme "enfance volée" adapté à votre vécu?
-(oui/non) Qu'est-ce qui construit votre opinion par rapport à cette dernière question?
Esquisse de la scénarisation de mon émission
En reprenant les notes prises à l'occasion de la semaine spéciale, ainsi que les conseils publiés sur mon journal réflexif, j'ai tenté d'établir une problématique qui puisse à la fois toucher et interpeller:
Quels sont les éléments concrets qui nous incitent à parler d'enfances volées plutôt que de placements difficiles, dans un contexte délicat?
Il y a trois notions distinctes dans cette question que je souhaite traiter, mon émission se construira par rapport à cela: il y a d'abord la notion du contexte de l'époque, puis celle des placements difficiles, et finalement l'aboutissement à ces enfances volées.
Voici un plan de scénarisation que j'ai tenté de réaliser au mieux mais qui reste bien évidemment modifiable, en fonction des retours que je recevrai et de l'évolution de mes recherches:
Premier épisode
-Générique (ce même générique figurera à chaque début d'épisode)
-Quel est le thème de mon travail de maturité? Énonciation de cette phrase qui m'a marquée et qui, je trouve, introduirait de manière claire mon sujet: "“Placés et oubliés“ - Ces mots ne désignent pas des objets qui, consciemment ou par négligence, auraient été posés n'importe où, mais bien des personnes." (M. Leuenberger)
-Des témoignages ont été enregistrés pour l'exposition "Enfances volées", je trouverais original de pouvoir en glisser quelques extraits à ce moment-là de l'épisode, afin d'attirer l'intérêt des auditeurs (ou alors d'insérer quelques témoignages qui seront le produit de mes interviews)
-Pourquoi ai-je choisi de reprendre le nom de l'association "Enfances volées" et d'en faire le titre de mon émission?
-Énonciation de ma problématique
-Introduction aux trois aspects (contexte de l'époque, placements difficiles et enfances volées)
-J'expliquerai le motif de ce choix de sujet (et/ou de problématique)
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique (ce même générique figurera à chaque fin d'épisode)
Deuxième épisode
-Générique
-Je profiterai de cet épisode pour présenter de manière détaillée le contexte de l'époque, c'est-à-dire les différents évènements de l'histoire suisse (voire mondiale) qui ont engendré ces placements forcés (pauvreté due aux guerres mondiales, aux crises économiques (de l'entre-deux-guerres, notamment), à la transformation structurelle dans l'agriculture, aux conditions de la vie paysanne en Suisse, etc.) Je trouve que l'historique nécessite un épisode entier à lui seul, il s'agit là d'un aspect non négligeable à la compréhension du sujet.
(-Intervention potentielle d'une historienne spécialiste dans le sujet? Joëlle Droux)
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
Troisième épisode
-Générique
-Quelle était l'origine de ce phénomène de placement extra-familial?
-Quelle était la loi fédérale sur ces placements?
-Qui étaient ces enfants placés?
-Où étaient-ils placés? (Institutions, orphelinats, maisons de redressement, familles paysannes, etc.)
-Ces enfants étaient-ils suivis (rôle du tuteur)? Qui vérifiait et contrôlait que leur famille d'accueil, par exemple, s'en occupait respectueusement?
-Plus globalement, quel a été le vécu de ces enfants? (Cette question reste très abstraite, mais je comptais réserver une place de cet épisode pour des témoignages)
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
Quatrième épisode
-Générique
-Mon souhait pour cet épisode aurait été de le consacrer aux familles, aux orphelinats ou encore aux institutions religieuses qui ont accueilli ces enfants, que vivaient-ils de leur côté? Ces gens pensaient-ils réellement agir de la bonne manière? En effet, j'ai à plusieurs reprises lu ou entendu que les concernés se sentaient socialement bien impliqués.
(-Avis de politiciens et de responsable de l'Eglise, ainsi que de la représentante de l'association Enfances Volées-Verdingkinder Reden)
-Je souhaiterais trouver le témoignage d'une famille ou de ses descendants, ou alors d'un représentant ecclésiastique qui pourrait nous montrer qu'elle était leur situation personnelle.
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
Cinquième épisode
-Générique
-Je souhaiterais dans cet épisode aborder les effets psychologiques de ces lourds vécus sur le développement et la vie future (vie d'adulte) des victimes de ces placements.
-Quelle éducation ces ex-enfants placés ont-ils pu avoir (au niveau scolaire mais également au niveau familial)?
-Comment ont-ils pu se construire?
-Qui sont-ils devenus?
-Comment ont-ils su (ou pas) intégrer leur vécu dans leur vie d'adulte?
-Pour ceux dont les parents étaient en vie au moment de leur placement, ont-ils pu les retrouver par la suite?
-Comment ont-il pu se construire un avenir professionnel sans apprentissage, pour beaucoup d'entre eux?
-Ont-ils réussi à fonder une famille?
-Se sentent-ils compris, reconnus comme hommes ou femmes et citoyens ou citoyennes de notre pays?
-Quels impacts ou quel rôle a joué la mémoire et son développement au cours de leur enfance?
-Plusieurs travaux en relation avec la mémoire ou le développement de la mémoire chez l'enfant m'ont été conseillés, je n'ai pas encore eu le temps de m'engager dans ces recherches mais cet aspect est capital pour comprendre les conséquences de ces placements sur la vie de ces victimes.
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
(À consulter:
-La résilience ou comment renaître de sa souffrance (de Boris Cyrulnik et Claude Seron)
-La résilience. Entretien avec Boris Cyrulnik. (de Nicolas Martin, Antoine Spire, François Vincent et Boris Cyrulnik)
-De nombreux articles dont on m'a fait part)
Sixième épisode
-Générique
-Cet épisode évoquera la notion du "travail" dans la société suisse.
-Définition du mot "travail"
-Valeurs de l'époque, valeurs ancestrales
-Place de l'enfant dans la famille et attente de la famille d'accueil vis-à-vis de l'enfant placé
-Parallèle établi entre le travail de l'époque (rythme des journée, tâches à effectuer, lourdeur des tâches, horaires, etc.)
-Hygiène de vie de ces enfants (nourriture, sommeil, etc.)
-Je parlerai également de la place de l'enfant dans la famille de nos jours, de l'évolution du travail en Suisse ainsi que des conditions de logement.
-Je souhaite insérer quelques témoignages dans cet épisode, qui illustreront les conditions dans lesquelles ces enfants vivaient. (interviews)
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
Septième épisode
-Générique
-Définition du mot "vol"
-Qu'a-t-on "volé" à ces enfants?
-Pourquoi ces placements sont-ils devenus synonymes de "vols"?
-J'aimerais réaliser une interview spéciale pour cet épisode, je souhaiterais poser cette question à chaque intervenant de mon émission pour avoir un "arc-en-ciel" d'avis.
-Annonce du thème (conclusion) du dernier épisode
-Générique
Huitième épisode
-Générique
-Cet épisode de conclusion est très difficile à construire sans être encore complètement au clair dans la construction de mon émission, et sans avoir rencontré ne serait-ce qu'une personne impliquée. Cependant, je pense consacrer cet épisode à la conclusion de ma problématique, et peut-être y répondre, ou alors seulement donner à mes auditeurs la possibilité de se faire un avis sur un sujet qui ne leur sera désormais plus inconnu.
-Remerciements
-Générique
Paul Senn est un photographe d'origine suisse qui a vécu dans la première moitié du XXème siècle. Cet homme a effectué de nombreux reportages sur les mondes ouvrier et paysan en Suisse, il a également beaucoup voyagé. Ses archives sont conservées à Berne, au musée des Beaux-Arts. J'aimerais demander le droit de reprendre quelques-unes de ses images, plus précisément huit images afin d'illustrer chaque épisode par l'une de ces photographies. Cela me permettrait de faire une émission audio en ayant quand même une illustration pour chacun de mes épisodes. Serait-il réalisable de publier une photographie avant chaque épisode sur Scolcast, indépendamment du podcast?
Voici les quelques images que j'ai préalablement sélectionnées:
Quels sont les éléments concrets qui nous incitent à parler d'enfances volées plutôt que de placements difficiles, dans un contexte délicat?
Il y a trois notions distinctes dans cette question que je souhaite traiter, mon émission se construira par rapport à cela: il y a d'abord la notion du contexte de l'époque, puis celle des placements difficiles, et finalement l'aboutissement à ces enfances volées.
Voici un plan de scénarisation que j'ai tenté de réaliser au mieux mais qui reste bien évidemment modifiable, en fonction des retours que je recevrai et de l'évolution de mes recherches:
Premier épisode
-Générique (ce même générique figurera à chaque début d'épisode)
-Quel est le thème de mon travail de maturité? Énonciation de cette phrase qui m'a marquée et qui, je trouve, introduirait de manière claire mon sujet: "“Placés et oubliés“ - Ces mots ne désignent pas des objets qui, consciemment ou par négligence, auraient été posés n'importe où, mais bien des personnes." (M. Leuenberger)
-Des témoignages ont été enregistrés pour l'exposition "Enfances volées", je trouverais original de pouvoir en glisser quelques extraits à ce moment-là de l'épisode, afin d'attirer l'intérêt des auditeurs (ou alors d'insérer quelques témoignages qui seront le produit de mes interviews)
-Pourquoi ai-je choisi de reprendre le nom de l'association "Enfances volées" et d'en faire le titre de mon émission?
-Énonciation de ma problématique
-Introduction aux trois aspects (contexte de l'époque, placements difficiles et enfances volées)
-J'expliquerai le motif de ce choix de sujet (et/ou de problématique)
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique (ce même générique figurera à chaque fin d'épisode)
Deuxième épisode
-Générique
-Je profiterai de cet épisode pour présenter de manière détaillée le contexte de l'époque, c'est-à-dire les différents évènements de l'histoire suisse (voire mondiale) qui ont engendré ces placements forcés (pauvreté due aux guerres mondiales, aux crises économiques (de l'entre-deux-guerres, notamment), à la transformation structurelle dans l'agriculture, aux conditions de la vie paysanne en Suisse, etc.) Je trouve que l'historique nécessite un épisode entier à lui seul, il s'agit là d'un aspect non négligeable à la compréhension du sujet.
(-Intervention potentielle d'une historienne spécialiste dans le sujet? Joëlle Droux)
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
Troisième épisode
-Générique
-Quelle était l'origine de ce phénomène de placement extra-familial?
-Quelle était la loi fédérale sur ces placements?
-Qui étaient ces enfants placés?
-Où étaient-ils placés? (Institutions, orphelinats, maisons de redressement, familles paysannes, etc.)
-Ces enfants étaient-ils suivis (rôle du tuteur)? Qui vérifiait et contrôlait que leur famille d'accueil, par exemple, s'en occupait respectueusement?
-Plus globalement, quel a été le vécu de ces enfants? (Cette question reste très abstraite, mais je comptais réserver une place de cet épisode pour des témoignages)
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
Quatrième épisode
-Générique
-Mon souhait pour cet épisode aurait été de le consacrer aux familles, aux orphelinats ou encore aux institutions religieuses qui ont accueilli ces enfants, que vivaient-ils de leur côté? Ces gens pensaient-ils réellement agir de la bonne manière? En effet, j'ai à plusieurs reprises lu ou entendu que les concernés se sentaient socialement bien impliqués.
(-Avis de politiciens et de responsable de l'Eglise, ainsi que de la représentante de l'association Enfances Volées-Verdingkinder Reden)
-Je souhaiterais trouver le témoignage d'une famille ou de ses descendants, ou alors d'un représentant ecclésiastique qui pourrait nous montrer qu'elle était leur situation personnelle.
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
Cinquième épisode
-Générique
-Je souhaiterais dans cet épisode aborder les effets psychologiques de ces lourds vécus sur le développement et la vie future (vie d'adulte) des victimes de ces placements.
-Quelle éducation ces ex-enfants placés ont-ils pu avoir (au niveau scolaire mais également au niveau familial)?
-Comment ont-ils pu se construire?
-Qui sont-ils devenus?
-Comment ont-ils su (ou pas) intégrer leur vécu dans leur vie d'adulte?
-Pour ceux dont les parents étaient en vie au moment de leur placement, ont-ils pu les retrouver par la suite?
-Comment ont-il pu se construire un avenir professionnel sans apprentissage, pour beaucoup d'entre eux?
-Ont-ils réussi à fonder une famille?
-Se sentent-ils compris, reconnus comme hommes ou femmes et citoyens ou citoyennes de notre pays?
-Quels impacts ou quel rôle a joué la mémoire et son développement au cours de leur enfance?
-Plusieurs travaux en relation avec la mémoire ou le développement de la mémoire chez l'enfant m'ont été conseillés, je n'ai pas encore eu le temps de m'engager dans ces recherches mais cet aspect est capital pour comprendre les conséquences de ces placements sur la vie de ces victimes.
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
(À consulter:
-La résilience ou comment renaître de sa souffrance (de Boris Cyrulnik et Claude Seron)
-La résilience. Entretien avec Boris Cyrulnik. (de Nicolas Martin, Antoine Spire, François Vincent et Boris Cyrulnik)
-De nombreux articles dont on m'a fait part)
Sixième épisode
-Générique
-Cet épisode évoquera la notion du "travail" dans la société suisse.
-Définition du mot "travail"
-Valeurs de l'époque, valeurs ancestrales
-Place de l'enfant dans la famille et attente de la famille d'accueil vis-à-vis de l'enfant placé
-Parallèle établi entre le travail de l'époque (rythme des journée, tâches à effectuer, lourdeur des tâches, horaires, etc.)
-Hygiène de vie de ces enfants (nourriture, sommeil, etc.)
-Je parlerai également de la place de l'enfant dans la famille de nos jours, de l'évolution du travail en Suisse ainsi que des conditions de logement.
-Je souhaite insérer quelques témoignages dans cet épisode, qui illustreront les conditions dans lesquelles ces enfants vivaient. (interviews)
-Annonce du thème du prochain épisode
-Générique
Septième épisode
-Générique
-Définition du mot "vol"
-Qu'a-t-on "volé" à ces enfants?
-Pourquoi ces placements sont-ils devenus synonymes de "vols"?
-J'aimerais réaliser une interview spéciale pour cet épisode, je souhaiterais poser cette question à chaque intervenant de mon émission pour avoir un "arc-en-ciel" d'avis.
-Annonce du thème (conclusion) du dernier épisode
-Générique
Huitième épisode
-Générique
-Cet épisode de conclusion est très difficile à construire sans être encore complètement au clair dans la construction de mon émission, et sans avoir rencontré ne serait-ce qu'une personne impliquée. Cependant, je pense consacrer cet épisode à la conclusion de ma problématique, et peut-être y répondre, ou alors seulement donner à mes auditeurs la possibilité de se faire un avis sur un sujet qui ne leur sera désormais plus inconnu.
-Remerciements
-Générique
Paul Senn est un photographe d'origine suisse qui a vécu dans la première moitié du XXème siècle. Cet homme a effectué de nombreux reportages sur les mondes ouvrier et paysan en Suisse, il a également beaucoup voyagé. Ses archives sont conservées à Berne, au musée des Beaux-Arts. J'aimerais demander le droit de reprendre quelques-unes de ses images, plus précisément huit images afin d'illustrer chaque épisode par l'une de ces photographies. Cela me permettrait de faire une émission audio en ayant quand même une illustration pour chacun de mes épisodes. Serait-il réalisable de publier une photographie avant chaque épisode sur Scolcast, indépendamment du podcast?
Voici les quelques images que j'ai préalablement sélectionnées:
dimanche 16 mars 2014
Ma situation au dimanche 16 mars 2014
J'ai profité de ce week-end pour lire tous les articles que j'ai pu trouver sur le sujet. Certains d'entre eux ont été écrits en italien ou même en allemand, ce qui montre bien que ce phénomène sociétaire a touché l'intégralité de notre pays, et pas seulement certaines régions. Il n'y ni frontières cantonales, ni frontières linguistiques.
Voici quelques questions qui me tracassent: Comment ces placements ont-ils débutés? Par qui ont-ils été mis en place? "L'Etat a clairement agi contre l'intérêt d'enfants", a déclaré Charles Beer, président du Conseil d'Etat genevois en adressant des excuses. L'Etat est-il donc le seul responsable?
Tous ces ex-enfants placés attendent de la reconnaissance de la part de la Confédération, qui a tardé à venir, d'après eux. C'est un fait qui est ressenti dans presque chaque article que j'ai pu lire. D'après ce que je comprends et ce que j'ai lu, les familles et instituts de placement se sentaient socialement bien impliqués. "(...), en même temps, les autorités étaient convaincues de bien faire." "Je suis particulièrement troublé par le fait qu'au nom d'une "bonne cause" on a pratiqué la séparation, la ségrégation et la négation." "(...) le profond sentiment de vouloir faire du bien même si l'on commettait le mal."
Pensaient-ils réellement agir de la bonne manière?
Un homme ayant été placé durant son enfance a dit qu'en interrogeant notre passé et notre présent, on avait la possibilité de mieux se rendre compte que la société évolue vers quelque chose de plus humain. Il constate par lui-même que, désormais, les plus faibles sont mieux entendus. Est-ce vraiment le cas?
Beaucoup de ces ex-enfants placés ont envie de témoigner pour que notre pays ne reproduise pas certaines erreurs du passé, bien trop longtemps méconnues de tous ou du moins de la plupart des citoyens. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai choisi ce thème pour mon travail de maturité.
J'ai du mal à trouver un angle d'attaque fixe qui conduira l'ensemble de mon émission. Je me pose un grand nombre de questions sur le sujet, mais j'ai peur de tomber dans le cas de l'exposé, de présenter certains aspects en omettant ou négligeant la problématique.
Voici quelques questions qui pourrait m'amener, en y réfléchissant, à trouver un angle d'attaque fixe:
-Que se passe-t-il lorsqu'un enfant est séparé de sa famille et qu'il grandit dans un environnement qui lui est étranger?
-Comment ces vécus subis sont-ils responsables de la vie d'adulte de ces ex-enfants placés? Quelles en sont les conséquences communes?
-Comment un être-humain surmonte-t-il le déracinement, l'absence de ses proches, le manque de sécurité affective, l'exclusion?
-En quoi ces enfances ont-elles été volées? Qu'englobe le mot "volées"?
-Quels sont les conséquences politiques et actuelles pour la Suisse?
Je reçois bien volontiers tous vos conseils, propositions, ou corrections.
Voici quelques questions qui me tracassent: Comment ces placements ont-ils débutés? Par qui ont-ils été mis en place? "L'Etat a clairement agi contre l'intérêt d'enfants", a déclaré Charles Beer, président du Conseil d'Etat genevois en adressant des excuses. L'Etat est-il donc le seul responsable?
Tous ces ex-enfants placés attendent de la reconnaissance de la part de la Confédération, qui a tardé à venir, d'après eux. C'est un fait qui est ressenti dans presque chaque article que j'ai pu lire. D'après ce que je comprends et ce que j'ai lu, les familles et instituts de placement se sentaient socialement bien impliqués. "(...), en même temps, les autorités étaient convaincues de bien faire." "Je suis particulièrement troublé par le fait qu'au nom d'une "bonne cause" on a pratiqué la séparation, la ségrégation et la négation." "(...) le profond sentiment de vouloir faire du bien même si l'on commettait le mal."
Pensaient-ils réellement agir de la bonne manière?
Un homme ayant été placé durant son enfance a dit qu'en interrogeant notre passé et notre présent, on avait la possibilité de mieux se rendre compte que la société évolue vers quelque chose de plus humain. Il constate par lui-même que, désormais, les plus faibles sont mieux entendus. Est-ce vraiment le cas?
Beaucoup de ces ex-enfants placés ont envie de témoigner pour que notre pays ne reproduise pas certaines erreurs du passé, bien trop longtemps méconnues de tous ou du moins de la plupart des citoyens. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai choisi ce thème pour mon travail de maturité.
J'ai du mal à trouver un angle d'attaque fixe qui conduira l'ensemble de mon émission. Je me pose un grand nombre de questions sur le sujet, mais j'ai peur de tomber dans le cas de l'exposé, de présenter certains aspects en omettant ou négligeant la problématique.
Voici quelques questions qui pourrait m'amener, en y réfléchissant, à trouver un angle d'attaque fixe:
-Que se passe-t-il lorsqu'un enfant est séparé de sa famille et qu'il grandit dans un environnement qui lui est étranger?
-Comment ces vécus subis sont-ils responsables de la vie d'adulte de ces ex-enfants placés? Quelles en sont les conséquences communes?
-Comment un être-humain surmonte-t-il le déracinement, l'absence de ses proches, le manque de sécurité affective, l'exclusion?
-En quoi ces enfances ont-elles été volées? Qu'englobe le mot "volées"?
-Quels sont les conséquences politiques et actuelles pour la Suisse?
Je reçois bien volontiers tous vos conseils, propositions, ou corrections.
lundi 10 mars 2014
Choix et justification de l'ouvrage choisi: 10/03/14
J'ai récemment pris contact avec une des responsables de l'association Enfances Volées-Verdingkinder Reden qui m'a conseillé deux ouvrages:
- "Enfants placés, enfances perdues", édité par Marco Leuenberger et Loretta Seglias, Lausanne 2010
- "Enfance sacrifiée. Témoignages d'enfants placés entre 1930 et 1970", édité par Geneviève Heller, Pierre Avvanzino, Cécile Lacharme, Lausanne 2005
"Ce livre entend rendre justice à une minorité que l'histoire suisse a jusqu'ici largement ignorée et cachée. Il décrit surtout des destins individuels; mais ce livre est aussi une tentative d'aborder certains aspects thématiques récurrents dans le placement des enfants, et les us et coutumes de l'époque en Suisse. Ce livre s'adresse ainsi aux victimes directes, à leurs descendants et aux autres personnes intéressées, mais il entend aussi dévoiler les lacunes des connaissances actuelles sur le placement des enfants."
Voici quelques phrases qui ont été écrites sur le premier écrit, c'est sûrement ces quelques lignes qui m'ont poussée à le choisir comme l'un de mes premiers ouvrages de référence: je pense que divers aspects importants pour mon travail y figurent (il sera intéressant d'avoir non seulement des témoignages à lire, mais aussi la présentation de divers aspects touchant le placement de ces enfants, ainsi que les moeurs Suisses).
Je crois qu'avant de me lancer pleinement dans le sujet, il faut que j'acquière certaines connaissances, ce qui se fera grâce aux ouvrages choisis.
Commandés à la bibliothèque, ils ne devraient pas tarder à arriver. Je pourrai après ça me fixer un planning de lecture.
vendredi 21 février 2014
Cinquième jour de notre semaine spéciale: 21/02/13
En réfléchissant durant la semaine, je me suis rendue compte de l'importance du T.M. et de l'investissement que j'ai envie d'y mettre. Une phrase m'est restée: "Le T.M. est une branche à part entière, il faut y consacrer beaucoup de temps régulièrement!"
Ce travail est certainement plus dur à réaliser seul, mais je pense qu'il est mieux de le faire individuellement plutôt qu'avec certains désaccords qui peuvent se présenter au sein d'un groupe. Je sais que je peux compter sur moi-même et garder cette motivation.
De plus, créer cette émission seule ne m'empêche pas de travailler avec d'autres personnes, de commenter, de demander des commentaires pour m'améliorer, d'écouter les remarques des autres, et d'en faire moi aussi aux autres!
J'ai reçu un mail de Madame Baumgartner, qui s'occupe des médias de l'association "Enfances volées/Verdingkinder Reden", elle m'a donné un grand nombre de pistes que je vais exploiter pendant les vacances. Je n'aurai pas la possibilité d'avoir Internet, je vais par conséquent essayer de me procurer des documents, et de commencer la recherche dans les écrits.
mardi 18 février 2014
Deuxième jour de notre semaine spéciale: 18/02/14
Nous avons aujourd'hui longuement partagé nos avis personnels et nos aprioris sur les deux sujets qui nous intéressent et sur la structure et la manière de créer notre émission (audio, audio et visuel?).
Nous nous sommes penchées sur les "Enfances Volées" de Suisse, qui nous semble être un thème plus touchant, plus interrogeant et plus mystérieux. Un des autres aspects importants pour nous est que ce thème touche directement notre pays!
Nous avons relu un article du Temps, publié il y a quelques mois à travers lequel figurait un témoignage. Après nous être lancées dans nos recherches, nous avons trouvé plus grande motivation à traiter de ce thème plutôt que de celui de l'autarcie.
Comment une chose pareille a-t-elle pu commencer?
Comment une chose pareille a-t-elle pu être cachée pendant si longtemps?
Pourquoi est-ce que tout fait surface aujourd'hui?
Voici quelques questions que nous nous posons et auxquelles nous espérons pouvoir trouver réponse.
L'autarcie est, certes, un sujet qui nous attire toujours autant mais qui va certainement perdurer, contrairement à notre seconde idée de sujet, dont on parle bien moins...
lundi 17 février 2014
Premier jour de notre semaine spéciale: 17/02/14
Voici les thèmes auxquels, Charlotte et moi avons préalablement réfléchi:
Nous avions initialement pensé à traiter du thème (très général, certes) de l'autarcie. Puis nous es venue en tête une seconde idée: en effet, un titre de journal nous a fortement interpelées: "En Suisse: 15'000 placements abusifs d'enfants par un service de protection de l'enfance". (du journal en ligne Mediapart)
Nous ne savons pour l'instant pas encore quel sera notre choix définitif, peut-être d'autres idées nous viendront?
Beaucoup de sujets nous touchent et nous font réfléchir, et c'est cela qui influencera notre décision finale.
L'autarcie est un sujet qui nous a toujours intrigué, nous nous posons un grand nombre de questions et nous espérons pouvoir y trouver réponse en s'y penchant d'un peu plus près... Nous sommes réticentes face à l'étendue et à la diversité des modes de vie de ce qu'englobe le mot "autarcie".
Quant au fait d'actualité concernant la Suisse, c'est pour notre part quelque chose qui nous a interpellé car cela concerne notre pays, que l'on ne connaît pas assez. C'est également un sujet qui mériterait d'être connu de tous, mais qui n'est que peu diffusé. Le témoignage d'un de ces enfants abusés nous a également touchées, toutefois un problème que l'on risque de rencontrer sera le manque d'écrits ou d'informations. Les témoignages se font rares et nous n'avons pour le moment aucune certitude concernant l'acceptation des concernés de partager leur vécu.
Aujourd'hui, nous repartons donc avec plus de questions que lorsque nous avons franchi le pas de cette porte. Bon signe? Peut-être bien...
Nous avions initialement pensé à traiter du thème (très général, certes) de l'autarcie. Puis nous es venue en tête une seconde idée: en effet, un titre de journal nous a fortement interpelées: "En Suisse: 15'000 placements abusifs d'enfants par un service de protection de l'enfance". (du journal en ligne Mediapart)
Nous ne savons pour l'instant pas encore quel sera notre choix définitif, peut-être d'autres idées nous viendront?
Beaucoup de sujets nous touchent et nous font réfléchir, et c'est cela qui influencera notre décision finale.
L'autarcie est un sujet qui nous a toujours intrigué, nous nous posons un grand nombre de questions et nous espérons pouvoir y trouver réponse en s'y penchant d'un peu plus près... Nous sommes réticentes face à l'étendue et à la diversité des modes de vie de ce qu'englobe le mot "autarcie".
Quant au fait d'actualité concernant la Suisse, c'est pour notre part quelque chose qui nous a interpellé car cela concerne notre pays, que l'on ne connaît pas assez. C'est également un sujet qui mériterait d'être connu de tous, mais qui n'est que peu diffusé. Le témoignage d'un de ces enfants abusés nous a également touchées, toutefois un problème que l'on risque de rencontrer sera le manque d'écrits ou d'informations. Les témoignages se font rares et nous n'avons pour le moment aucune certitude concernant l'acceptation des concernés de partager leur vécu.
Aujourd'hui, nous repartons donc avec plus de questions que lorsque nous avons franchi le pas de cette porte. Bon signe? Peut-être bien...
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